Il était une fois...Les garçons.

Il était une fois...Les garçons.
La rencontre d'un enfant heureux, gay et celle d'un petit moineau des corons, aux ailes fracassées, abusé sexuellement, étant enfant, par son père et l'un de ses frères.

Notre vie commune, notre relation de 17 ans, notre amour, notre déchirure, notre vie d'artiste.
Cela commence par un conte d'enfant,se poursuit par un conte d'enfer,se termine par un conte de vie.

Ma lutte contre les abus sexuels des enfants, ma lutte pour la castration chimique des pédophiles et la supression automatique de leurs droits parentaux.

Je traiterai du sujet du schéma de la reproduction sociale également; hélas, il faut savoir que lorsqu'un enfant a été abusé sexuellement, il y a un risque qu'il abuse à son tour.

Cette famille,cette histoire, en est à sa troisième génération de violeurs d'enfants.

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 07:21

Modifié le lundi 18 décembre 2006 03:39

Je n'en peux plus

Je n'en peux plus,
De ces nuits de cristal,
Adieu,ton nom,
Sur mon carnet de bal,
Je ne veux plus,
Ta peau,ça fait trop mal,
Je ne vois plus,
Briller en nous l'étoile,
Je n'en peux plus,
Je n'en veux plus.

Je n'en peux plus,
Je me libère de toi,
Adieu ta main,
Oui lâche-moi le bras,
Je ne veux plus,
Me perdre où je me noie,
Je ne sens plus,
Tes mains posées sur moi,
Je n'en peux plus,
Je n'en veux plus.

Je n'en peux plus,
Pourtant j'y croyais fort,
Adieu ton corps,
Pour moi,ton Dieu est mort,
Je ne veux plus,
Encore,toujours encore,
Je ne cherche plus,
Toutes tes îles aux trésors,
Je n'en peux plus,
Je n'en veux plus.

Je n'en peux plus,
De croire que t'étais roi,
Adieu ta loi,
Tous ces papiers de soie,
Je ne veux plus,
Je ne veux plus pour moi,
J'écoute plus,
Le doux chant de ta voix,
Je n'en peux plus,
Je n'en veux plus.

# Posté le vendredi 17 novembre 2006 15:25

Modifié le jeudi 23 novembre 2006 13:47

Délivrance.

Pour tous les enfants qui ont connu un amour paternel différent,anormal,inacceptable,intolérable.

Si notre amour si puissant, ne t'a pas délivré de ta souffrance....
Alors chante-la, mon amour, chante à tous les hommes de cette terre, dis-leur qu'on n'a pas le droit de faire ça à des enfants.

Ce sera ta délivrance.


A mon moineau des corons,je serai toujours ton Théo.



Délivrance.


Je te promets si je refleuris,
D'être plus fort qu'un chêne,
J'laisserai tomber ces épines,
Qui t'ont tenu loin de moi,
Et si mon coeur d'enfant meurtri,
Nous, deux mers qui se déchaînent,
Nos deux coeurs pourtant battaient,
Nos deux âmes étaient divines.


Y'a des enfants blessés, dont le coeur ombragé,
Ne grandiront jamais, l'innocence est cassée,
Y'a des ailes brisées, qu'on pansera jamais,
Qui ne voleront jamais, le ciel est déchiré.


De l'histoire de ma peau ternie,
La rose reste reine,
Je veux être pétale, pas épines,
J'ai toujours cru en ta foi,
Si le tourbillon de la vie,
Déchire tout les anathèmes,
Rien n'effacera la pureté,
Prés de toi pourtant j'illumine.


Y'a des enfants blessés, dont le coeur ombragé,
Ne grandiront jamais, l'innocence est cassée,
Y'a des ailes brisées, qu'on pansera jamais,
Qui ne voleront jamais, le ciel est déchiré.


Je me souviens, ce que tu m'as dit,
Même tous les dieux m'aiment,
Sous leur soleil orange sanguine,
Aujourd'hui, je vois, je me dois,
J'exalte, je chante ce cri,
Ne touchez pas aux poèmes,
Ces enfants rois, violentés.
Ces enfants au coeur d'opaline.


Y'a des enfants blessés,dont le coeur ombragé,
Ne grandiront jamais, l'innocence est cassée,
Y'a des ailes brisées, qu'on pansera jamais,
Qui ne voleront jamais,le ciel est déchiré.

Y'a des enfants blessés,dont le coeur ombragé,
Ne grandiront jamais, l'innocence est cassée,
Y'a des ailes brisées, qu'on pansera jamais,
Qui ne voleront jamais,le ciel est déchiré.


Arrêtez! Arrêtez! Je vous prie!
Je vous supplie à genoux
Ne touchez pas aux diamants!
Ne touchez pas aux enfants!
Rien ne rendra mon éclat!
Même pas mon innocence...
Arrêtez! Je vous supplie...
Arrêtez!...Non!.....Vous n'avez pas le droit...
Pas.....Le droit....

# Posté le lundi 20 novembre 2006 05:55

Modifié le lundi 18 décembre 2006 05:25

Mon innocence,ma pureté.

Mon Innocence, ma Pureté!

Cherchez au plus profond de vous même, votre premier souvenir d'enfance. Fouillez plus loin, encore plus profond, en votre fort intérieur, fermez les yeux....vous avez huit ans....quatre ans....Tiens! Vous soufflez vos trois premières bougies.
Non! Allez, explorez encore, réveillez en vous votre tout premier souvenir, le premier des premiers.
Personnellement, je ne suis pas remonté jusqu'au doux refuge, le plus calme, le plus sécurisant, le plus charnel, l'amour maternel. Le ventre de ma mère. Mais j'espère un jour m'en souvenir et le graver à tout jamais dans mon âme
Ma première pensée d'enfant est plutôt un cliché en noir et blanc, une photo figée.

C'est une paisible fin d'après-midi. J'ai un an, peut-être un an et demi tout au plus.
Je suis assis sur les genoux de mon grand-père Jules, il me donne un petit pot.
Mon grand-père Jules que je n'ai jamais réellement connu. Il est décédé à mes deux ans en 1964, pourtant je l'ai toujours considéré comme mon ange gardien, celui qui m'accompagne tout au long de cette quête de vérité, cette vérité que nous recherchons tous ici bas, apprendre la vie.

C'est l'été, nous prenons le doux air agréable des saisons du Nord, dans la cour familiale de la maison d'Usinor, que mes grands-parents louent.
Jules était ouvrier, grand-mère était mère au foyer.
Autour de nous se tiennent ma grand-mère Paulette, puis toi bien sûr, Maman, Paulette aussi, ma Paulette.

Mon innocence d'enfant, ma pureté sont comme sculptées dans ma mémoire.
L'ambiance est sereine; nous sommes heureux.

Nous sourions tous. Sans parole, sans mouvement, c'est juste une image en noir et blanc (ou plutôt c'est juste), un beau tableau.

Et mon deuxième souvenir !

Sans doute peinerez-vous à me croire tant il est magique, merveilleux !
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 20 novembre 2006 17:12

Modifié le vendredi 24 novembre 2006 04:04

.

.
Nous sommes à l'approche de Noël, j'ai deux ans, je suis seul avec maman dans l'appartement dans lequel mes parents viennent d'emménager, au faubourg Duchâteau à Denain, dans l'un de ces immeubles, l'une de ces cités construites un peu à la hâte, partout en France, pour accueillir tous ces étrangers venant de tous horizons redresser la France.
Je suis fils d'émigré Sicilien. Mon père est un parfait exemple d'intégration réussie.
Mon père ce héros...non quelqu'un a déjà écrit cela.
Mon pére, mon héros!

Mais nous n'en sommes qu'à mon deuxième souvenir d'enfance.
Il règne une agréable chaleur que procure le sol de l'appartement. C'est confortable de marcher à pied de chaussette.
Comme à l'habitude, tout est calme. J'attends avec impatience mon émission favorite de jeunesse.
Celle que tous ceux de ma génération connaissent bien. Dés le générique terminé c'est le signal qu'il faut aller se coucher. Vous vous souvenez tous de" Bonne nuit les petits", avec Nicolas, Pimprenelle et surtout Nounours.


- Bonjour !
- Vous ne nous connaissez peut-être pas encore les enfants, je suis le Marchand de sable, on m'appelle ainsi..
- Parceque c'est vous qui aidez les petits enfants à s'endormir, avec votre sable magique!
- Et lui, c'est votre ami, Nounours !
-Vous voyez Patron, ils me connaissent aussi !
- Chaque soir,je descends embrasser deux petits enfants très mignons qui s'appellent : Nicolas et sa soeur Pimprenelle.
- Moi je suis Nicolas ! Salut les copains !
- Et moi, je m'appelle Pimprenelle, excusez-moi, mais je repasse le linge de ma poupée,au revoir, à bientôt !
- Qu'est ce qu'il y a ? ho la ! ho la! mais que se passe t-il ?
- Et moi ! Alors on m'oublie !
- Mais non, mon chéri..
- Il y a aussi, Oscar le neveu de Nounours.
- Salut tout le monde, on va bien s'amuser ensemble tantôt, je descends embrasser Nicolas et Pimprenelle....Là...Mon échelle...Et hop ! Pom..pom..pom..pompopom..pom...pom pom ...
- Ho!ho!, comme moi il fait ! Pom..pom..pom..pompopom..pom...pom, quand il descend ou remonte de notre échelle !
- Et je vous présente Titine...
- Bonjour Titine, tu vas bien?
- Elle aime beaucoup Nicolas et Pimprenelle
- C'est notre amie !!!!!
- Bon chaque soir, je descends chez Nicolas et Pimprenelle pour les accompagner au lit....
- Oui mais avant, on fait des jeux, on se raconte tout ce qu'on a fait pendant la journée.....
............

......Puis, Patron...Dans un geste gracieux parsème la terre de son sable magique sur la nuit paisible des enfants. Un sable merveilleusement doré, une fine pluie de milliers de petites étoiles brillantes, scintillantes, lumineuses.
Nounours remonte sur son échelle, Patron l'attend sur son nuage...
La nuit est calme, silencieuse, paisible, pour tous les enfants de la terre, moi si jeune...Nounours ne m'as jamais dit combien cette même nuit pouvait être déchirante, effrayante pour certains petits enfants.
Et parmi eux, en particulier pour un petit moineau des corons.

- Ah! te voilà !
- Bonjour Patron,alors qu'est ce que je vous joue,un ptit tango, une java?
- Non merci Nounours, il ne faut pas faire de bruit...Les enfants dorment déjà...
- C'est vrai...Chhutttt....En route..
- Bonne nuit..les petits...
- Faîtes de beaux rêves.....

Le nuage s'éloigne en musique, demain soir, Patron, Nounours, Oscar,Titine, Nicolas et pimprenelle reviendront.

Sans rechigner, sans froncer le moindre sourcil, je cours vite au lit, car j'adore que maman vienne me border et me faire un gros câlin, pour la seconde fois de la soirée. Je n'entends plus, avant de dormir "bonne nuit les petits», mais:
- Bonne nuit mon ange, en m'embrassant fortement.
Mais ce soir là était différent, il était magique. Dés la fin du générique, l'immense rectangle noir que formait la baie vitrée s'est animée. Des flocons blancs mouchetaient la fenêtre qui me semblait si immense. Les flocons descendaient lentement, légers comme un ballet aérien entre le noir de la nuit et le blanc immaculé de la neige, une danse dans l'obscurité du ciel. Je colle mon petit nez à la vitre.
- Regarde mon chéri...il neige....
Je me souviens de ma première neige, j'en suis encore émerveillé.la neige si blanche, si pure comme le devrait être tous les c½urs d'enfants.

Maman ouvre la baie vitrée, le froid vif de l'hiver s'engouffre dans l'appartement, il me surprend. De sa main elle effleure la rambarde du balcon, déjà recouverte d'une fine, duveteuse et légère matière blanche que je ne connais pas encore.
-Donne tes mains, mon chéri, regarde c'est de la neige.
Puis me dépose ce cadeau du ciel dans mes petites mains. C'est si léger, je regarde les yeux écarquillés, émerveillés, et en un peu moins de temps qu'il ne faut à mes petits doigts pour rougir que tout a disparu. Tout a fondu entre mes doigts un peu engourdis. Il ne reste que quelques gouttes d'eau sur le lino. Je pleure, maman s'en amuse.
- Attend...aller viens !
Maman m'habille chaudement, mouffles, bonnet, écharpe.
Je suis surpris, d'habitude c'est bonne nuit les petits et dodo, câlin.

Nous voici descendant quatre à quatre les trois étages. Maman m'ouvre la porte si lourde. Et là, miracle ! Tout est blanc, un blanc imaculé, c'est une mer de lait, un camion citerne a dû perdre sa cargaison.
- Regarde mon chéri ! T'as vu, fallait pas pleurer, il y en a encore beaucoup et demain aussi, à ton réveil elle sera encore là. -"C'est de la neige", dit-elle en me lançant une boule. L'effet de surprise est vite remplacé, par les jeux. Ma première bataille de boules de neige avec ma mère
- C'est parce que le petit jésus va bientôt naître là haut dans le ciel en me lançant une boule...
Mes joues rougissent, ça pique mais et agréable à la fois.
Je reçois une autre boule.
- Et sa maman Marie lui prépare un énorme édredon moelleux et chaud, avec toutes les petites plumes des anges qui sont dans le ciel.
Cette fois-ci, c'est moi qui lance une boule, raté.
- Parfois quelques unes s'envolent et descendent vers nous, c'est de la neige ! Un cadeau du ciel ! Regarde on peut même en faire des bonhommes !
Maman presse deux petites boules de neiges, et forme un petit bonhomme de neige pas plus haut que deux pommes et me l'offre.
- Rentrons maintenant, il fait froid, laisses ton bonhomme, demain nous viendrons en faire un plus gros
- NNnaann!!!Na!, je pleure. Je veux l'emmener.
- Mais à la maison, il va fondre comme tout à l'heure, allez laisse-le... c'est promis, demain nous reviendrons jouer, Nounours est fini depuis longtemps il faut aller se coucher.
- Nnnaaan!
- Bon écoutes, j'ai une idée, aller emmènes-le.
Je me calme de suite, je suis satisfait et heureux de pouvoir ramener mon petit bonhomme chez nous.
- Vite remontons avant qu'il ne fonde.
Aussitôt rentrés, maman a l'idée magique
de le placer dans freezer du réfrigérateur de marque "Frigidaire"
Ces bons vieux, gros réfrigérateurs oh ! combien irecyclable mais oh ! combien costaud !
Ce réfrigérateur, héritage de mémé Paulette, maman l'a connu toute son enfance, moi aussi d'ailleurs quand ce "Frigidaire" s'est éteint, il avait trente sept ans, moi seize.
Et durant trois jours, chaque matin, je sautais du lit, ouvrait le «Frigidaire», maman m'ouvrait le freezer, et miracle mon petit bonhomme était là, il n'a survécu que trois jours. Le pauvre, le premier jour, il s'affaissait déjà et avait diminué de moitié. Le deuxième jour, il ne restait plus qu'une espèce de boule, le troisième jour un petit tas. Mais moi je savais
que c'était mon petit bonhomme de neige, même s'il se confondait plutôt au givre du freezer, je l'imaginais encore.ces trois matins magiques. Je m'en souviendrai jusqu'à mon dernier souffle. Maman tu as fait de moi un grand rêveur. Mais grâce à toi je pense pourvoir être un des rares enfants en ce monde à avoir possédé un petit bonhomme de neige dans son réfrigérateur.
Pourtant, tous les enfants n'ont pas eu la chance d'avoir la mère aimante et formidable qu'est ma mère.
Je comprendrai bien plus tard qu'il existe, hélas, des petits enfants, des moineaux aux ailes fracassées, qui possèdent des souvenirs pénibles et douloureux. Je le sais j'en ai rencontré un.

# Posté le mercredi 22 novembre 2006 02:34

Modifié le vendredi 24 novembre 2006 07:59